Edition 2009



Vendredi 24 octobre 2008

L'édition 2008 du Festival Fontaine en Montagnbe se termine...

Merci à tous les partenaires mais aussi à tous les participants ainsi qu'au public nombreux qui ont permis la belle réussite de cet évènement.

... Et 2009?

L'édition 2009 se déroulera du 2 au 16 Octobre!
retrouvez toutes les informations et actualités sur ce blog.

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Mercredi 8 octobre 2008

A l'occasion du forum des métiers et de l'emploi, nous accueillons le Radio

"La voix des gens"

La Voix des Gens est une web-radio citoyenne, animée par l'association Dyade Art & Développement. Les émissions sont réalisées avec la participation des auditeurs-ices puis diffusées sur internet (http://lavoixdesgens.free.fr).

À l'occasion du Forum des Métiers en Montagne (17 octobre 2008) La Voix Des Gens anime une série d'enregistrements en direct et en public pour laquelle élèves et enseignants seront sollicités pour engager le dialogue sur les liens entre les métiers et les préoccupations sur le développement durable (environnement, énergies, qualité de vie, perspectives à long terme...).

En 2007, une série d'enregistrements a été réalisée, sur le thème de l'égalité des sexes dans le monde professionnel ; vous pouvez la découvrir sur le lien suivant : http://lavoixdesgens.free.fr/WebRadio/?p=1

Retrouvez l'équipe de "la voix des gens" le Vendredi 17 Octobre 2008


 

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Lundi 29 septembre 2008

" Partir! Préparer son sac à dos, tirer la porte derrière soi et partir! A pied! Marcher à la rencontre et sur le fil de son rêve.
Le rêve, c'est l'ambre bleu, le marcheur, Gilbert Vieillerobe et la route, celle de l'ambre bleu! Elle le mènera de la mer d'Aral au Kazakhstan jusqu'à l'embouchure de l'Ob en Russie, au bord de la mer de Kara, bien au-delà du cercle polaire. Cette route lui fera côtoyer les chameaux des steppes Kazahkes, les loups et les ours de la Taïga et de cette immense plaine de Sibérie occidentale, les rennes des éleveurs Nenetz sur la Toundras. 5000 km dont la moitié à pied!
Mais le merveilleux du merveilleux se niche dans l'humanité rencontrée, l'ho mme croisant l'homme, l'un comme l'autre démuni, villageois vivant chichement, nomades rassemblant toute leur richesse dans leur troupeau. Quelle griserie en partant chaque matin  de ne rien savoir des rencontres qui agrémenteront la journée ni de l'étape du soir qui se passera  de toute façon, merveilleusement, en famille, sous un toit, sous un ciel orageux ou étoilé! C'est fou se que l'on peut se dire lorsque l'on ne parle pas la même langue!"

 

Gilbert Veillerobe. 

Lunid 6 Octobre 2008, Voyageurs ou Aventuriers.

 

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Mardi 26 août 2008

En avril 2005, Julie Baudin et David Ducoin atterrissaient à Kotzebue, petite ville Inuit d’Alaska. Au-delà du cercle polaire, ils débutaient alors un périple de deux années qui les mèneraient toujours plus au sud, jusqu’à la Terre de feu.

A pied, à cheval, en bus, en bateau ou en auto-stop, ils ont parcouru une Amérique riche en paysages, en populations et en cultures ; une Amérique affublée de clichés au-delà desquels ils ont cherché son essence.

Tout deux novices sur cette large et intrigante terre, Julie et David ont compris qu’ils devaient avant tout y rencontrer les hommes et les femmes qui l’occupent depuis toujours, ceux que l’on appelle injustement « Indiens ». Au fil du temps, au gré du vent, à l’écoute des signes, ils se sont joints aux indigènes de l’Abya Yala, l’Amérique amérindienne, pour partager leur quotidien, écouter leurs histoires et mythes, enregistrer leurs revendications, être témoins de leur lutte, se nourrir de leurs rires et de leur générosité.

Pêche sous la glace avec les Inuit, levée de totems chez les Tlingit, hutte de sudation en terre Déné, powwow Navajo, course de balle dans les chemins escarpés de la Sierra Tarahumara, nouvel an Maya, chasse à la sarbacane aux côtés des Shuars, tonte des lamas dans les hautes terres péruvienne, récolte de la feuille de coca en jungle bolivienne, ramassage des pignons dans la Cordillera Mapuche sont autant de tâches quotidiennes et d’évènements auxquels ils ont pris part.

Respectivement écrivain et photographe, Julie et David rendent compte d’une Amérique indigène en devenir, où culture, tradition et spiritualité tentent de survivre dans un monde trop avide d’uniformité. Pendant toute la durée de leur périple, ils ont également filmé, quand cela était possible, ce qu’ils ont partagé avec leurs hôtes et amis. Le film et les livres sont né de cette merveilleuse rencontre avec le monde amérindien est leur façon de lui rendre hommage. Jallalla Abya Yala ! Que vive l’Amérique indigène !


Retrouvez-les le Lundi 6 Octobre 2008 à 20h30,
Salle Edmond Vigne, Fontaine, 38600


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Mardi 26 août 2008

par Franck Michel - Anthropologue, www.deroutes.com


Sens ou indécence du voyage ? Avouons que notre époque hyperactive est à la bougeotte, il est vrai aussi pas toujours du meilleur goût. Et puis, en ce temps écologique plus ou moins respirable, où militants et savants entrent dans l'arène politique sous l'oeil des médias, où pour durer il importe avant tout d'apparaître durable, une nouvelle ère du tourisme est en gestation. De l'air frais en quelque sorte pour une industrie du voyage ou la durabilité ne se percevait jusqu'à ce jour que dans les stratégies marketing. A voir si cela va réellement changer... Il reste que le développement durable peut nuire autant que servir aux populations locales, investies et/ou envahies par les tourismes contemporains. Le voyage irresponsable s'inscrit parfois dans les pas du voyage responsable, sanglot de l'homme blanc et culpabilité occidentale obligent... En effet, quelle est donc la légitimité du développement durable ? Nouveau moralisme des temps modernes où l'homme n'est plus qu'un loup pour (l'autre) homme. Ne parlons même pas de la femme... Le tourisme durable, appendice du développement durable version Rio 1992, est d'abord l'affaire des Occidentaux qui se soucient de leurs affaires dans le monde. De leurs vacances, fruits de leurs congés payés, aussi. Alors, le temps est venu où il faut protéger, sauvegarder, authentifier, labelliser, terroiriser, adapter et adopter... Le développement du territoire sent la nostalgie et résonne avec le « terroir caisse ». Se sauver avec le prétexte confortable de sauver les autres: se promener quelque part entre les Arches de Noé et de Zoé. C'est un peu aussi comme si l'Occident orphelin de destin ne retenait aujourd'hui que la partie sombre de l'héritage rousseauiste, pourtant autrement intéressant : vénérer la nature sans forcément la respecter, privilégier l'authenticité plutôt que le mieux-vivre, conserver le décor mais fuir la réalité... L'avenir nous fait peur, alors il est plus confortable de s'en remettre au passé fut-il peu glorieux... On peut également ré-authentifier l'histoire et enjoliver ce satané passé qui ne passe pas toujours très bien... L'ancien ça paie, il suffit de voir comment les touristes se pressent au portillon des traces de l'histoire. La pauvreté aussi ça paie! Voyez le succès touristique des destinations où les autochtones n'aspirent plus qu'à fuir un pays honni qui n'a plus que son exotisme de pacotille à vendre aux étrangers de passage... L'ancienneté et la pauvreté conjugent un côté « sexy » et typique qui comblent de plaisir des touristes aisés mais blasés venus dans ces contrées pour se souvenir qu'ils étaient riches, et constater que la planète ne tourne pas très rond et que l'air des voyages peut même être malsain. Ils s'accommodent bien de la misère du monde qui rassure au moins autant qu'elle malmène. Mais c'est ainsi lorsque démunis et nantis se côtoient sur une plage, les premiers s'usent là où les seconds abusent : sorte de radioscopie du désordre du monde où la famine alimente l'obésité... Dans ce contexte d'inégalités entretenues, le développement du tourisme durable s'avère plus souvent comme un frein particulièrement durable au développement des peuples et pays locaux. Le changement ne viendra pas d'une évolution externe (économique) mais d'une révolution interne (politique), autrement dit le Sud n'aura que le Sud pour espérer survivre dans la tempête de la mondialisation. « L'aide au développement » risque de n'être qu'une énième farce, trappe ou attrape dans laquelle les autochtones auront tout le loisir de méditer sur ces deux termes, « aide » et « développement », dont l'Occident s'est rendu « maître en communication »... depuis plusieurs siècles déjà. Maîtres et esclaves autrefois, visiteurs argentés et visités désargentés de nos jours, le verdict est toujours identique, la césure qui empêche la rencontre subsiste: les maux humains restent et seuls changent les mots courants.

L'ère du nouveau touriste mondialisé a pourtant bien sonné! Certes, le développement du tourisme international suit les convulsions du monde, ses changements culturels, sa libéralisation économique et ses tremblements géopolitiques. Après le glas du salarié flexible et de l’immigré jetable, celui du voyageur moderne aurait-il sonné ? Déjà mondialisé, et donc par essence délocalisé, le touriste-voyageur est un nomade du loisir qui s’ignore et qui, trop souvent – enfant gâté du Nord –, ne connaît pas la chance qu’il a : celle de vaquer librement, tout au moins pendant son temps (encore) libre…

De nos jours, ce qui a vraiment changé dans la vie du voyageur « moderne » se résume en cinq « biens »… aux vertus parfois bien discutables : Carte bleue, téléphone portable, internet, révolution des transports, appareil photo ! Ces biens qui font parfois tant de mal n’en ont pas moins bouleversé la planète nomade et l’univers des mobilités internationales. Dans une société de plus en plus schizophrène, ces biens sont avant tout des plaies qui plaisent à nos contemporains qui s’y complaisent. Des plaies aussi qui ne pansent ni ne pensent. Ainsi muni de ces faits et biens qui le rassurent, le voyageur actuel peut-il courageusement braver l’épreuve du voyage comme pour en rapporter autant de preuves matérielles et artificielles. Mais de quel voyage s’agit-il encore ? Le touriste est de plus en plus à l’image du voyageur et réciproquement. La fiction paraît – à défaut d’être – plus réelle que la réalité. De plus en plus de voyagistes optent pour des voyages « à la carte » qui ressemble aux voyages individuels sans jamais en être véritablement ! Ils vendent et revendent également des circuits de plus en plus marqués, serait-ce de manière factice, par le sceau galvaudé de l’authenticité : modelée en fonction de la demande, fabriquée selon les besoins spécifiques, cette authenticité répond au besoin de fuir (souvent pour mieux se retrouver ou empêcher de se perdre) des clients, qui dans la vie quotidienne sont de plus en plus désorientés… Le tourisme marchand l’a bien compris et il surfe avec stratégie sur le désarroi de nos semblables : bref, il importe désormais de vendre du rêve d’autant plus que la réalité n’est pas belle à voir ! Mais la réalité du monde n’est pas un show ou une fiction, elle n’est que ce que les êtres humains décident d’en faire… Si le voyage peut rimer avec rencontre, c’est à nous tous de promouvoir cette dernière, ensemble, en bonne harmonie partagée, et sans trop de fausses notes… Le voyage possède un formidable atout qu'il nous faut promouvoir sans cesse: celui de nous rappeler qu'à travers les pas en direction de l'autre et de l'ailleurs, et en dépit des pressions de toute sorte, il ne nous est pas (encore) interdit de rêver... Au moment où tout le monde tente d'en finir de « fêter » l’anniversaire de « 68 », le voyage est devenu moins artificiel et nous rapproche plus de nous-mêmes que de Goa ou de Katmandou. Même si pour aller au bout de soi, il faut parfois – toujours et encore – aller au bout du monde…*


Retrouvez Frank Michel, le lundi 6 Octobre à 20h30

Salle Edmond Vigne, FONTAINE, 38600

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Lundi 28 juillet 2008
De 19h à Minuit
Salle Edmond Vigne
23 Bis rue des ALpes, Fontaine

Ténéré Solo, Le désert bleu d'un  bout à l'Autre

Dans un esprit très éloigné de la quête de performances, Pierre Schmitt a discrètement quitté ses forêts cévenoles avec pour objectif la traversée du désert du Ténéré en solitaire. Plus de cinq mois d'itinérances sahariennes dont environ un mois et demi et 700 km d'exploration en solitaire dans une immersion désertique totale en fief touareg, pour « tenter de vivre ce désert intensément, de l'intérieur »

Réalisé par Pierre Schmitt 56 mn - 2007


Route de la soie, Nomades et Caravanes

Un voyage sur la Route de la Soie, aux confins de la Chine et de l'Asie centrale, sur les pistes des caravanes de chameaux et de yacks, qui durant des siècles, à travers montagnes et déserts, acheminèrent soie, bijoux, porcelaine, thé et épices, dans les fabuleux bazars d'Asie centrale comme celui de Kashgar. Elise, Thomas et Louis-Marie Blanchard nous font revivre l'ambiance de ces grandes caravanes d'autrefois, dans les pas des voyageurs qui en avaient rapporté des récits passionnants.

Réalisé par Elise, Thomas et Louis-Marie Blanchard, 66 min- 2007


Mourir pour l'Everest

Mark Inglis, néo-zélandais, amputé des deux jambes, décide, en 2006, de tenter l'ascension de l'Everest. Arrivés en pleine nuit dans la ''zone de la mort'', à 8500 mètres d'altitude, lui et ses compagnons découvrent un homme, assis dans un creux rocheux. Son corps est à moitié gelé, mais il respire encore. Il s'agit de David Sharp, un jeune alpiniste britannique. Cependant, ils décident de poursuivre leur ascension vers le plus haut sommet du monde... A leur retour, les médias critiquent très durement cette attitude. Mais que s'est-il réellement passé sur l'Everest ?

Réalisé par Richard Dennison, 52mn


La croisière jaune :

L’expédition Citroën Centre-Asie, plus connue sous le nom de «Croisière Jaune» constitue une des aventures les plus exceptionnelles du 20e siècle.

En 1931, à bord de véhicules autochenilles, 42 hommes s’engagèrent sur le parcours de la mythique Route de la soie, à travers les plateaux de la Perse, les passes de l’Himalaya, les hauts cols du Karakoram la steppe mongole et le désert du Gobi. Les véhicules subirent une inimaginable mise à l’épreuve.Tout au long de ce parcours à hauts risques, une équipe prestigieuse de savants se livra à de nombreux travaux et recherches pour assurer à la mission un regard ethnologique.

Réalisation André Sauvage, 90mn, 1931


Afin de ne pas perturber la projection, le public –même titulaire d'un billet – devra attendre la fin de la projection en cours pour pouvoir accéder au film suivant.


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